Transformer la honte en puissance collective
On parle de quoi?
« La fierté » (Pride en anglais) c’est le sentiment d’être légitime, reconnu·e·x et valorisé·e·x dans son identité. C’est une réponse individuelle et communautaire à des siècles de stigmates, d’invisibilisation, de violences faites aux personnes LGBTQIA+.
En quoi c’est important?
Pendant des siècles, on nous a appris à avoir honte :
- Honte de nos corps.
- Honte de nos désirs.
- Honte de nos familles choisies.
- Honte de nos identités.
La fierté n’est pas l’opposé de la modestie : c’est l’opposé de la honte imposée.
Cultiver la fierté de soi, quand la honte nous a enlevé des bouts de vie, voire la vie* de proches, c’est une question de survie, pas d’égo :
- Les jeunes LGB ont 2 à 5 fois plus de risque de se suicider que les jeunes hétérosexuel·le·s (Häusermann 2014; Descuves et Berrut 2013).
- Les personnes trans* ont jusqu’à 10 fois plus de risque de se suicider que les personnes cisgenres (Haas, Rodgers et Herman 2014).
Pourquoi célébrer la Pride?
Défiler publiquement, en nombre permet de :
- Questionner la norme : qui décide de ce qui est « normal » ?
- Vaincre sa honte en se montrant tel qu’on est.
- Contribuer à la construction d’une culture LGBTQIA+ : artistes, lieux, récits, drapeaux, symboles.
- Réfléchir à l’intersectionnalité : la fierté ne se vit pas de la même manière pour toutes les personnes.
Aller plus loin
- Fiertés et préjugés, La révolution gay, Frédéric Martel
- Spectacle : Nanette, Hannah Gadsby
- Archives sur les luttes LGBTQIA+ : « FHAR – Homosexual Front for Revolutionary Action » (Youtube)
